La règle n°1 en tant que parent au tennis

24 mai 2017

Je lisais un livre sur comment accompagner un jeune joueur de tennis vers le haut-niveau écris par l’un des plus grands coach américains.

Et je suis tombé sur cette lettre d’une adolescente à son père.

Je me suis alors dit que j’allais en faire un article car si il peut permettre à juste un enfant de ne pas vivre ce que vit cette adolescente alors j’aurais réussi mon article.

Donc si tu es parent de joueur de tennis(ou entraîneur), lis attentivement ce qui suit.

Cela ne te concerne sûrement pas mais on ne sait jamais.

Mieux vaut prévenir que guérir.

 

Cher Papa,

 

Ce que je suis en train de t’écrire est difficile pour moi. Tellement difficile que je ne peux pas te le dire en te regardant dans les yeux et te dire ce que j’ai besoin de te dire. Je pense que j’ai peur de ta réaction. 

 

Peut-être que te l’écrire est la meilleure manière. Peut-être que tu l’entendras avec tes yeux mieux que tu l’aurais compris avec tes oreilles. Peut-être que tu veux juste voir ce que tu as envie de voir. La championne que tu m’as forcé à devenir. 

 

Papa, est-ce que tu entends ? 

 

Je sais que tu veux ce qu’il y a de mieux pour moi. Je sais que tu crois que tous les messages que tu m’envoies me permettent d’être une meilleure joueuse. Papa, communiquer n’est pas seulement envoyer des messages mais aussi écouter ceux que je t’envoie… 

 

Papa, est-ce que tu entends ? 

 

Regarde mon visage, il n’y a plus de joie. Je suis en colère tout le temps. Je continue encore à jouer semaine après semaine, tournoi après tournoi. Je suis fatigué. Je suis malade. Non, je suis même déprimé. Pourquoi ne peux-tu pas voir cela ? Est-ce que tu remarques cela au moins ? 

 

Je n’aime plus la compétition. Je me plains à chaque entrainement et tu continues à me pousser encore plus fort. Tu me dis : « Sois plus fort, sois plus concentré, tu dois viser la perfection ». Bien papa, je ne suis pas parfait. Je veux juste être normal. 

 

Papa, est-ce que tu entends ? 

 

Je suis déprimé et confus et je ressens que la vie est en fait ta vie, pas la mienne ! Je t’aime. Je ne veux pas te blesser. Je suis désolé. S’il-te-plait, excuse-moi mais je ne pense pas que je veuille encore jouer au tennis. 

 

Papa, est-ce que tu entends ? 

 

Je t’aime !

Pourquoi est-ce si important ?

Tout simplement parce que j’aimerai qu’aucun gamin n’ait à vivre cela.

De mon côté, j’ai eu beaucoup de chance, j’ai eu une maman qui m’a toujours aimé et soutenu inconditionnellement, que je gagne, que je perde… Que je joue, que j’arrête…

Et même si au fond, je sais que si tu me lis et que tu es parent, tu veux avant tout que ton enfant se sente bien avant même qu’il soit champion.

(Ou si ce n’est pas le cas, ferme tout de suite cette fenêtre et ne reviens plus sur mentaldacier, car je ne veux pas contribuer à entrainer des futurs champions malheureux).

Seulement il est important de comprendre que parfois nos intentions et notre communication ne sont pas forcément en adéquation.

Ecouter avant tout en tant que parent au tennis

Je vois tellement de parents qui ont oublié que leurs enfants n’étaient pas juste des joueurs ou joueuses de tennis mais avant tout des enfants et des être humains.

Ton enfant n’a pas envie de jouer ?

Ecoute-le avant tout !

Ton enfant ne veux pas faire de tournoi ?

Ecoute-le avant tout !

Ton enfant veux poser sa raquette ?

Ecoute-le avant tout !

C’est sa vie, c’est à lui de choisir.

Et même si tu penses que ce serait mieux pour lui de continuer pour quelques raisons… Parce que le sport permet développer des capacités qui servent dans la vie… Parce que tu es secrètement passé à côté de ton rêve… Ou pour je ne sais quelle autre raison…

C’est à lui de faire ses choix, c’est son chemin… Pas le tien…

Alors, oui peut-être que tu aurais aimé que tes parents à toi te soutiennent plus, te poussent plus, t’accompagnent plus.

Je le comprends.

Mais ce n’est pas pour autant que ton fils ou ta fille veut la même chose.

Tu entends ?

Super 🙂

(J’avais d’ailleurs écrit un article sur l’importance de privilégier l’épanouissement lorsque l’on est parent de joueur de tennis que tu peux lire en cliquant ici)

Avoir des objectifs clairs

Puisque tu entends ce que je viens de dire, il est temps d’établir des objectifs avec lui ou elle.

Demande-lui ce qu’il veut vraiment ? (En lui précisant bien que tu l’aimeras de la même façon quoi qu’il se passe).

Ensuite, une fois que cette réponse est donné, précise-lui bien qu’il fait ce qu’il veut, il se repose quand il veut, il arrête quand il veut et la discussion est toujours ouvert.

Il peut venir te parler quand il veut.

Et tu ne seras jamais en colère par rapport à ces décisions…

Si tu vois qu’il est tendu ou qu’il s’énerve en match, demande-lui également ce qu’il ressent…

Qu’est-ce qui se passe à l’intérieur de lui ?

Qu’est-ce qui crée cette pression ?

Je veux bien prendre le rôle du méchant

Si tu es toi-même parent, je te félicite d’avoir été au bout de cet article car même si je n’ai pas d’enfant, j’imagine à quel point se remettre en question peut-être difficile donc bravo pour ton courage.

Sache que cet article n’était pas une attaque personnelle ni même un jugement.

Qui suis-je pour te juger ? Personne et je n’ai pas le droit de faire cela.

Le but est juste de semer une graine dans la tête de certains parents pour éviter que des jeunes joueurs(euses) ressentent ce que ressentait l’adolescente qui a écrit cette lettre.

Ainsi, si tu es entraîneur, président de club ou que tu connais des parents un peu touchy, partage discrètement cet article qui ne peut que faire du bien au monde du tennis.

Je suis prêt à prendre le rôle du méchant si cela permet à des jeunes de mener une vie équilibré et de s’épanouir dans la vie (et/ou à travers le tennis)

 

Tu penses que cela peut servir à quelqu'un de ton entourage ? Alors partage-le :)
mentaldacier

About the Author

mentaldacier

Julien Musy, créateur de Mentaldacier, accompagne les joueurs de tennis à exprimer leur plein potentiel en match tout en s'épanouissant sur le court de tennis. Après avoir été plusieurs fois vice-champion de France de Tennis entre l'âge de 12 et 18 ans et sélectionné en équipe de France d'avance, il finit par arrêter le tennis et à abandonner ses rêves à cause d'un mental défaillant. Depuis, il s'est formé dans différents endroits du monde à la recherche d'éléments pour lui permettre de répondre à la question : "Pourquoi deux joueurs ayant le même potentiel auront à long terme des résultats très différents ?". Ses recherches lui permettent aujourd'hui d'accompagner des joueurs entre 12 ans et la première série pour permettre au plus de joueurs possibles d'aller jusqu'au bout de leur capacité.

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well-known blogger wһen you are not alreaԀy.
Cheers!

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