Mon mental perdant a tué mes rêves

2 avril 2017

Salut, c’est Julien et je vais te livrer un secret que jusqu’à aujourd’hui, peu de gens savaient sur moi… Mais seulement, j’en ai marre de cet hypocrisie vis à vis du mental de perdant au tennis !

 

Ce que je ne veux pas que tu saches de moi (par rapport à mon mental de perdant)

 

Lorsque j’ai commencé le tennis à 6 ans, c’était un tel « kiff » pour moi de jouer au tennis ! Je me souviens que j’ai joué même dans ma chambre tellement j’aimais cela ! Et lorsque j’étais fatigué, je regardé pour la 1012ème fois la cassette de Roland Garros (Oui, à l’époque, c’était encore les magnétoscopes). Ma mère s’arrachait les cheveux car elle ne pouvait plus entendre la voix de Lionel Chamoulaud !

J’étais un acharné, un passionné, je me levais tennis, je mangeais tennis, je vivais tennis, je dormais tennis : j’étais tennis. En plus de cela, j’ai commencé à bien joué et j’ai commencé à enchainé les titres de champion de Flandres. Il me semble même que je n’ai pas perdu un match dans ma région pendant plus de 6 ans… Tout le monde me disait que j’avais de l’avenir dans le tennis…

Mais à l’âge de 13 ans, j’ai eu la chance et la malchance d’être sélectionné en Pôle France. Je me souviens alors de cette discussion avec ma maman qui m’élevait seul à l’époque et qui me conduisait dans tous les tournois.  Cela faisait 5 ans qu’elle donnait tout pour mon tennis ! Et même si une partie de moi se sentait coupable de rejoindre le Pôle France, j’avais envie de vivre ce rêve.

 

La chance de m’entraîner avec les meilleurs (et notamment Lucas Pouille)

 

Pole france

A seulement 13 ans, me voilà alors pensionnaire avec les meilleurs de ma catégorie d’âge (et un certain Lucas Pouille). J’étais alors en plein rêve. Sauf qu’au bout de quelques jours, j’ai senti que ma façon de jouer au tennis était en train de changer. Je ne jouais plus pour m’amuser, je jouais alors pour prouver aux autres que je pouvais être champion. J’étais de plus en plus tendu en match et je sentais cette pression m’empêcher de libérer mon tennis.

 

Le début d’une longue histoire de Peur (et pas d’amour !)

 

Et même si mes résultats suivaient, je sentais que j’avais de moins en moins envie de m’entraîner et j’appréhendais de plus en plus les matchs. J’étais alors en lutte constante avec cette peur de perdre qui me collait à la peau et ne me quittait plus. Et même si je faisais semblant d’être confiant pour impressionner mes adversaires, certains matchs parlent à ta place… Et c’est ce qu’il s’est passé :

8 mois après cette entrée en Pôle France, me voilà en finale des championnats de France 13/14 ans alors que personne ne m’y attendait. Quelques heures avant le début du match, j’eu une discussion avec un des seuls entraineurs qui avait vraiment  une approche mental. Et avec toute sa bienveillance, je le revois me dire « Julien, tu sais, tu n’auras peut-être qu’une finale de championnat de France à jouer à Roland-Garros alors profite-en, fais-toi plaisir et donne tout ce que t’as. »

 

80 minutes totalement tétanisantes

 

Sauf que cette phrase dont je me souviens encore 10 ans après m’a totalement verrouillé. Quelques heures plus tard, au moment d’entrer sur le court, je sentais en moi deux forces opposés. L’une provenant de cette phrase qui tourner dans ma tête « Profites-en, tu n’auras peut-être qu’une finale à jouer » et l’autre provenant de mon bras tellement crispé qu’il était incapable d’en profiter ».

Rentrant sur les courts, les machoires serrés, le corps crispé, je repensais à cette phrase… Dès les premières balles, je savais que ce match serait un des pires calvaires de ma carrière de tennisman. Impossible de tenir la balle dans de court (et n’envisageons même pas d’attaquer une balle) ! J’étais totalement tétanisé par la peur de perdre.

Je revois encore le regard de toutes les personnes qui étaient venu pour ce match qui devait être un moment de joie. Mes entraîneurs du pôle France, mon entraîneur de club, le président de mon club, ma maman… Toutes ces personnes qui attendaient tellement de moi. Une heure plus tard, match plié ! 6/2 6/3 ! Une finale qui n’a même pas eu lieu. Je me revois en train d’éclater en sanglots quelques secondes après avoir serré la main de mon adversaire. Envahi par la honte, la tristesse, la frustration et la déception…  Mon mental avait tout gâché !

Ce n’était alors que le début d’un combat permanent avec mon mental. Un an plus tard, j’arrive en final de la coupe de France. La différence avec les championnats de France un an plus tôt, c’est que j’étais en confiance et cette fois-ci, je devais gagner car j’étais favori (mais cela n’était possible qu’à condition de collaborer avec ce foutu mental).

 

Mon mental allait encore tout gâcher !

 

Mais encore une fois, il n’a pas voulu collaborer ! Et après avoir mené 1 set à 0 et un break d’avance puis avoir raté deux balles de matchs, me voilà à nouveau battu en finale de championnat de France…

Heureusement, j’étais motivé, je continuais alors de m’entraîner dur et deux semaines plus tard, j’étais sur le point de produire un véritable exploit. Alors qu’aucun joueur de ma catégorie d’âge n’avait jamais gagné au dessus de 1/6, me voilà en train de mener 6/3 5/4 40/0 à -4/6.

-4/6, je n’imaginais même pas encore à l’époque ! J’étais sur le point de gagner jusqu’au moment ou encore une fois, le mental a fait des siennes. Je laisse finalement mon adversaire revenir à 5/5 avant de mener 5/0 dans le tie-break… Et de perdre 6/4 au troisième avec une seule envie au bout : ARRETER LE TENNIS !

Quelques jours plus tard, je me faisais une entorse qui m’empêchait d’approcher les courts de tennis pendant un mois.

A partir de ce jour-là, je ne retrouva plus jamais le niveau qui aurait pu me permettre d’être champion… Mon rêve s’était éteint… Mon mental l’avait tué ! La frustration chronique, la déception et le manque de confiance avait définitivement eu raison de mon rêve.

Et même si j’était capable de gagner à -30 à l’entrainement, en match, il m’arrivait de perdre péniblement à 2/6… J’ai alors progressivement arrêter le tennis pendant 2 ans ! Tout ça à cause de la peur de perdre ! Et d’un manque de confiance qui surgissait toujours aux pires moments…

Seulement, je n’avais pas dit mon dernier mot ! Car trois ans plus tard, j’ai enfin trouvé la solution.

 

Enfin un titre de champion de France

 

Effectivement, à 18 ans alors que j’étais redescendu à 1/6, le professeur de sport de mon université m’a proposé de reprendre le tennis. Il m’a alors demandé si je voulais faire les championnats de France universitaire…

Je lui ai dit OK ! Sauf qu’en lui disant OK, je savais que je devais absolument trouvé une méthode pour reprendre confiance en moi. Parce qu’à l’époque en plus de ne pas avoir confiance en moi sur le court de tennis, je manquais totalement de confiance dans la vie. Que ce soit avec les filles ou ailleurs…

Bref, je savais que j’avais 2 mois avant de faire ces championnats.

Je me suis dit que j’avais pas le choix et qu’il devait bien y avoir des méthodes pour apprendre à se relâcher et jouer le même tennis en match qu’à l’entrainement.

Je me suis alors en mode AUTISTE !

En 2 mois, j’ai absorbé 27 livres ! 27 livres sur la psychologie de la performance, les neurosciences et la gestion du stress. Même moi, je n’en revenais pas, je ne sortais plus, j’étais devenu passionné par cela et par le pouvoir de notre cerveau.

Tu te dois te dire « Ok Julien mais comment se sont passé tes championnats ? ».

Justement, je sentais que quelque chose était différent en moi. Quelques heures avant mon premier match, je ne ressentais plus de stress, plus de peur, juste de la confiance.  J’étais redescendu 1/6 comme je t’ai dit et je jouais mon premier match à 3/6.

J’ai déroulé ! 6/3 6/1… Sans jamais tremblé un instant. Et par miracle, mes partenaires également. Et cela a duré jusqu’en finale.

Jusqu’à joué ce match décisif !

Oui, car j’ai eu à joué ce match décisif en finale. Et à -4/6 en plus ! Alors que je ne m’entrainais même plus… Seulement, j’avais développé cette confiance mais physiquement, j’avais terriblement mal au bras…

Je pouvais même plus servir mais j’avais quand-même envie tout de donner. Je savais que je pouvais gagner. Même à -4/6 et même sans pouvoir servir.

J’ai décidé de servir à la cuillère. Dès les premiers jeux, il a cru que je me foutais de sa guele. Et il a alors commencé à s’énerver contre lui-même.

De mon côté, je ne me rendais même pas compte car j’étais dans ma bulle comme dans un monde parallèle. Effectivement, j’utilisais tout ce que j’avais appris dans ces 27 livres et rien ne pouvait m’arrêter.

C’est comme si le temps s’était arrêter…

Je me suis rendu compte de ce qu’il s’était passé au moment d’aller serrer la main de mon adversaire et de me rendre compte que j’avais : Gagné à -4/6 – en servant à la cuillère – que j’étais champion de France – le tout sans trembler à un seul instant.

J’ai alors compris l’importance du mental !

 

Je ne veux pas que le mental tue les rêves d’autres joueurs

 

J’étais enfin libéré lorsque j’arrivais sur le court de tennis. Mais il restait une question qui trottait dans ma tête.

Comment se fait-il que personne ne m’en ai jamais parlé alors que j’étais en Pôle France ? Censé recevoir les meilleurs programmes d’entrainement en France… ?

J’ai toujours pas trouvé la réponse… Et c’est pour cela que je me suis donné comme mission de transmettre tout cela au maximum de joueurs possibles !

Depuis plus d’un an maintenant, j’accompagne des joueurs et joueuses de tennis pour leur permettre libérer leur plein potentiel. Et pour ne pas laisser leur mental leur briser leurs rêves ! Voici d’ailleurs un message que j’ai reçu récemment de Laetitia, 450ème joueuse mondiale !

 

 

Ou encore le message de Paul il y a quelques semaines :

 

 

Je souhaite vraiment partager et faire découvrir toutes ces techniques à bien plus de monde. Tellement de sportifs ne progressent pas à cause de leur mental et c’est vraiment dommage de gâcher tant de talents…

J’en ai marre, je ne veux plus voir ça, je veux que les sportifs puissent réveiller ce potentiel immense pour atteindre leur zone magique ! Et manifester des résultats exceptionnels.

Voilà, tu en sais maintenant un peu plus sur moi.

 

Avec passion

Julien,

Libérateur de Potentiel Tennistique

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About the Author

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Julien Musy, créateur de Mentaldacier, accompagne les joueurs de tennis à exprimer leur plein potentiel en match tout en s'épanouissant sur le court de tennis. Après avoir été plusieurs fois vice-champion de France de Tennis entre l'âge de 12 et 18 ans et sélectionné en équipe de France d'avance, il finit par arrêter le tennis et à abandonner ses rêves à cause d'un mental défaillant. Depuis, il s'est formé dans différents endroits du monde à la recherche d'éléments pour lui permettre de répondre à la question : "Pourquoi deux joueurs ayant le même potentiel auront à long terme des résultats très différents ?". Ses recherches lui permettent aujourd'hui d'accompagner des joueurs entre 12 ans et la première série pour permettre au plus de joueurs possibles d'aller jusqu'au bout de leur capacité.

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Devisme

Bonjour,
Je souhaiterai avoir des explications sur le processus de déroulement de la formation Slam-V avant d’inscrire notre fils qui semble intéressé par les conseils donnés dans les mails et vidéos que vous nous avez déjà transmis
Merci pour votre réponse

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